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samedi 31 mars 2012

La main dans le MIL : à propos des incidents de Monbazillac

Les incidents auxquels a donné lieu ma tentative d’interroger Alain Juppé lors de sa venue à Monbazillac, samedi 24 mars, et les commentaires très divers qu’ils suscitent, appellent de ma part plusieurs observations :

1. Il était normal que j’essaie d’aller porter la contradiction à Monbazillac :

Pour trois raisons :

- D’abord, parce que j’ai soutenu Alain Juppé, pendant de nombreuses années, y compris lorsqu’il était dans la difficulté. Certains se souviennent peut-être que je l’ai invité à inaugurer la Foire Exposition de Bergerac, en Août 1998, quelques jours après sa mise en examen.

Lorsque j’ai quitté l’UMP, en 2008, Alain Juppé formulait à peu près les mêmes critiques que moi contre la politique de Nicolas Sarkozy. La politique de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé depuis 2008 ? En venant à Monbazillac, dans la circonscription dont je suis l’élu, soutenir mon futur adversaire UMP, Alain Juppé cherchait-il à donner des gages supplémentaires de son ralliement sans vergogne à Nicolas Sarkozy ?

Comment n’aurais-je pas eu la tentation de l’interroger sur son changement de parcours ? Comment lui, l’homme du rétablissement des finances publiques, peut-il admettre un dérapage de la dette de plus de 500 milliards d’€ en cinq ans ? Comment, lui, l’homme de la justice fiscale, peut-il accepter les errements d’une politique fondée sur la multiplication de cadeaux fiscaux et le creusement sans précédent des inégalités ? Comment, lui, l’humaniste, peut-il supporter la stigmatisation des "Roms » et des « musulmans d’apparence" ou le discours provocateur sur l’inégalité des civilisations ?

Je regrette qu’Alain Juppé, pour qui j’ai eu jusqu’ici de l’admiration et du respect, n’ait pas eu le courage d’accepter ce débat.

- Ensuite, parce que cette réunion était présentée comme une "réunion publique" : lorsque j’ai reçu François Bayrou, à Bergerac en décembre dernier, c’était également dans le cadre d’une "réunion publique" et tous ceux qui souhaitaient l’interroger, y compris ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui, ont eu la liberté de le faire. Mais sans doute y a-t-il longtemps que le mot liberté n’a plus de sens à l’UMP.

- Enfin, parce que le quotidien Sud-Ouest, rappelant l’exemple d’Yves Guéna, m’avait mis au défi d’aller porter la contradiction dans cette réunion, ce qui prouve bien que cette démarche paraissait logique à ceux qui suivent de près la vie politique dans notre région.

2. J’ai demandé la parole dans des conditions tout à fait normales :

Je suis entré dans la salle avant l’arrivée d’Alain Juppé et des hiérarques UMP.

J’ai été interrogé par France Bleu Périgord sur les raisons de ma présence et sur les questions que j’avais l’intention de poser, ce qui a provoqué quelques réactions de la part des militants UMP qui étaient à proximité.

Contrairement à ce que prétend M. Cornet, je n’ai proféré d’invective ni à l’égard de M. Peyrat, ni à l’égard d’Alain Juppé. J’ai écouté MM Peyrat et Mortemousque sans mot dire.

C’est juste avant l’intervention d’Alain Juppé que je me suis avancé et que j’ai levé la main en demandant à poser quelques questions.

Alain Juppé s’est tourné vers moi et m’a lancé : "On respecte le tour de parole quand on est démocrate". J’en ai conclu que je pourrai l’interroger après son intervention et j’ai regagné ma place initiale.

Les responsables départementaux de l’UMP déclarent que je n’aurais pas demandé la parole de façon correcte. Que ce soit à l’Assemblée Nationale, dans une assemblée générale d’association ou dans une réunion publique, je ne connais pas d’autre façon de demander la parole que de lever la main. Mais il faut croire qu’à l’UMP, la parole est tellement verrouillée qu’il faut suivre des procédures infiniment plus complexes pour avoir – ou ne pas avoir – une chance de s’exprimer.

A la suite de cette première tentative d’intervention, le service d’ordre du MIL a commencé à se masser autour de moi, de mon épouse et des quelques amis qui nous accompagnaient.

Lorsqu’Alain Juppé a achevé son intervention, j’ai de nouveau levé la main et demandé à l’interroger. Alain Juppé a aussitôt appelé à chanter la Marseillaise, signifiant du même coup qu’il n’y aurait pas de débat

3. L’action brutale du MIL était purement gratuite :

Alors que la réunion se terminait, l’équipe du MIL s’est resserrée de plus en plus fortement autour de nous. Leur chef apparent se présentant comme le "général Mansiet (ou Mancier ? ou Manciais ?)" m’a insulté à deux reprises. J’ai cherché vainement sa trace sur le web – que fait un général parmi les hommes de main du MIL ?

La réunion terminée, ils nous ont brutalement bousculés vers le fond de la salle. Mon épouse, Sylvaine, a été particulièrement malmenée, ceinturée par l’un des hommes du MIL et plaquée contre une porte fenêtre. Elle a dû mordre cet homme au poignet pour se dégager. Deux personnes qui nous accompagnaient ont été également bousculées, le sac à main de l’une d’entre elles étant même piétiné. Mon épouse qui souffre de douleurs dans le dos et dans le cou a porté plainte.

C’est la troisième fois que je fais l’objet d’une offensive du MIL – la première fois en 1997, par une accumulation d’affiches aux abords de mon ancienne permanence à Naillac, la seconde fois, en juillet 2009 par apposition d’affiches sur la porte de ma permanence actuelle, la troisième fois, à Monbazillac. Cette organisation, prétendument gaulliste, dont les positions sont de plus en plus proches de celles de l’extrême droite, ne supporte visiblement pas les convictions que j’exprime.

Daniel GARRIGUE, Député de la Dordogne.

mardi 13 mars 2012

Daniel GARRIGUE, interroge le ministre de la Défense sur les projets d’investissement à la SNPE

Daniel GARRIGUE, député de la Dordogne, attire l’attention de M. le Ministre de la Défense sur les projets de développement de l’activité d’additifs pour carburants du groupe SNPE. Il lui fait en effet observer qu’à travers sa filiale Eurenco, ce groupe a mis au point, puis fabriqué et commercialisé un additif pour carburants, le NEH.

Le succès de cette production, qui est largement exportée, a été tel que la capacité de production du site de Sorgues, dans le Vaucluse, a été portée en 2003 de 30.000 à 70.000 tonnes/an. Aujourd’hui, les perspectives de marché se développant encore, Eurenco ne parvient plus à répondre à la demande et envisage de nouveaux investissements. Mais, selon certaines informations, ces investissements ne seraient prévus ni sur le site de Sorgues, qui ne pourrait, semble-t-il, les accueillir, ni sur l’autre site d’Eurenco, à Bergerac, où pourtant les capacités d’accueil existent largement et où l’activité existante de traitement des acides est complémentaire de la production du NEH. Au contraire, la direction de la SNPE serait favorable à une implantation aux Etats-Unis ou en Asie.

Daniel Garrigue, s’étonne, au moment où tout le monde souligne, y compris dans les discours les plus officiels, l’enjeu du produire en France, qu’une entreprise publique puisse envisager une telle solution. Il lui demande, en conséquence, de tout mettre en œuvre pour que les décisions à venir évitent dorénavant le départ à l’étranger de nos activités industrielles et de nos emplois ainsi que la dégradation de notre balance commerciale.

SMALL BUSINESS ACT : QU’AVEZ-VOUS FAIT M. SARKOZY ?

Lors de son discours du 11 mars 2012, à Villepinte, M. Sarkozy a annoncé que la France « exigera désormais que les PME européennes aient une part de marchés publics qui leur soit réservée » et qu’elle « appliquera unilatéralement sa propre charte », si les choses n’avancent pas d’ici un an.

Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, il est étonnant qu’il ait fallu cinq ans à M. Sarkozy pour enfin se manifester.

Cette carence est d’autant plus incroyable que, dès 2006, le gouvernement de Dominique de Villepin avait saisi l’Union européenne d’un memorandum demandant qu’à l’occasion de la renégociation de l’Accord international sur les marchés publics (AMP), l’Europe puisse disposer en faveur des PME d’une marge de manœuvre comparable à celle dont disposent notamment, les Etats-Unis. J’avais eu, au demeurant, l’occasion d’accompagner à Bruxelles, la ministre déléguée au Commerce extérieur, Mme Christine Lagarde, lorsqu’elle avait remis ce memorandum à M. Peter Mandelson, Commissaire européen pour le commerce et la compétitivité internationale.

Dans le prolongement, j’avais présenté en octobre 2006 au nom de la Délégation pour l’Union européenne de l’Assemblée Nationale, une proposition de résolution demandant une dérogation à l’Organisation mondiale du Commerce pour permettre la mise en place d’un Small Business Act européen et soutenant le Gouvernement français dans sa démarche. Cette proposition fut elle-même approuvée par la Commission des Affaires économiques le 15 novembre 2006.

Pourquoi M. Sarkozy a-t-il laissé ce dossier dormir pendant cinq ans ? Pourquoi, après un si long silence choisit-il aujourd’hui de développer un discours comminatoire à l’égard de l’Union européenne et de ses partenaires ? L’arrogance du verbe lui tient-elle lieu de bilan ?

vendredi 24 février 2012

Le courrier du 17 Février 2012 de Daniel Garrigue à Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, au sujet de la liaison Bergerac-Bordeaux.

 

Pour télécharger et lire l'intégralité du courrier : cliquez ICI

lundi 20 février 2012

lundi 13 février 2012

13 février Collectif budgétaire : Daniel GARRIGUE intervient sur la TVA sociale

Daniel GARRIGUE interpelle le ministre de l'Education Nationale sur les fermetures de postes dans l'enseignement du 1er degré en Dordogne.

(Question écrite)

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, fait part à M. le ministre de l’Education Nationale de sa très grande inquiétude devant le nombre de suppressions de postes d'enseignants du premier degré – 42 postes – envisagé dans le département de la Dordogne pour la rentrée 2012. Il observe tout d'abord que ces suppressions seraient liées pour partie à un réequilibrage du nombre de postes d'enseignants entre certains départements de la région Aquitaine – Dordogne et Pyrénées-Atlantiques – et le département de la Gironde. Or, les facteurs démographiques particuliers à ce département ne justifient pas des prévisions systématiquement pessimistes dans les départements voisins et justifieraient plutôt des mesures spécifiques comme ce fut le cas il y a quelques années. D'autre part, une grande part de ces suppressions (25 postes) va s'appliquer aux réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté RASED, l'un des arguments fréquemment mis en avant étant le développement de l'aide personnalisée, alors que le ministre a lui-même reconnu que cette aide ne pouvait constituer une alternative.

D'autre part, la suppression de 17 autres postes, dans les écoles elles mêmes, risque de pénaliser fortement un territoire dont la population est très dispersée, et dans plusieurs cas – notamment, à l'école Edmond Rostand à Bergerac – de remettre complètement en cause le travail accompli depuis de nombreuses années dans des quartiers difficiles.

Il lui demande en conséquence, quelles mesures il compte prendre pour que les réponses apportées au département de la Gironde ne compromettent pas le rôle essentiel de l'école dans les départements voisins, et particulièrement en Dordogne.

vendredi 10 février 2012

NEH

La société EURENCO, filiale de SNPE, poursuit l’activité munitions, métier de base de SNPE, sur les sites de Bergerac (Dordogne) et Sorgues (Vaucluse).

Outre l’activité explosifs, le site de Sorgues assure la production du NEH (nitrate de 2-ethyl-hexyl), additif pour carburant permettant d’améliorer l’indice de Cétane pour les moteurs Diesel. Cette activité connaît un fort développement, avec un important potentiel d’exportation aux Etats-Unis et en Asie, et les équipements de Sorgues déjà portés en 2003 de 30.000 t à 70OOO t/an de capacité ne suffisent plus pour assurer la totalité de la production.

La direction de la SNPE a évoqué cette question en Comité Central d’entreprise et le syndicat CGT m’en a informé. Le président de la SNPE, M. Gendry, que j’ai rencontré, m’a confirmé que son groupe envisageait d’investir pour développer cette production. Sa préférence paraît aller à un investissement aux Etats-Unis, près du marché américain, mais il reconnaît que Bergerac a l’avantage de disposer d’une unité de traitement des acides nécessaire à cette production.

A l’heure où le monde politique insiste sur la nécessité de « produire français », il serait profondément regrettable que cette production quitte notre sol.

C’est la raison pour laquelle je me suis entretenu de cette question, mardi dernier avec Alain Rousset, président de la Région Aquitaine. La région qui a la compétence économique et qui a apporté un appui financier à SNPE –pour son développement et pour sa restructuration- me paraît en mesure de rappeler ses obligations à ce groupe.

C’est la raison pour laquelle j’ai également demandé à rencontrer les conseillers « Industrie » et « Restructuration » du ministre de la Défense, MM. Jean-Luc Moulet et Charles Moreau.

Il faut que le produire « français » ait un sens, surtout lorsqu’il s’agit d’une entreprise dont le capital est détenu à 100 % par l’Etat.

Daniel GARRIGUE.

lundi 30 janvier 2012

M. Sarkozy réfugié dans la posture

Après le tir de préparation massif du Comité national de l’UMP où sont intervenus les principaux ténors de la majorité, beaucoup s’attendaient à ce que M. Sarkozy fasse clairement connaître ses intentions pour les présidentielles. Une fois de plus, le président sortant s’est réfugié dans la posture, annonçant des mesures qu’il n’a pas eu la détermination de présenter pendant son quinquennat et annonçant leur application après les présidentielles, n’assumant finalement ni bilan ni candidature.

Quant aux mesures elles-mêmes, le quatrième train depuis septembre, elles sont largement à sens unique.

M. Sarkozy veut rendre les entreprises plus compétitives en leur retirant la charge des cotisations familiales. Cette idée mérite d’être discutée. Mais pourquoi M. Sarkozy affirme-t-il qu’il exclut toute augmentation d’impôt, alors que la seule solution qu’il propose est la plus injuste, c’est-à-dire le relèvement de la TVA ?

M. Sarkozy annonce d’autre part qu’il renvoie aux partenaires sociaux la question des 35 heures, alors qu’il sort d’un sommet social annoncé à grand bruit et qui s’est soldé par un échec. Le dialogue entre partenaires sociaux est indispensable, mais il doit être conduit sur des bases équilibrées et sans démission des pouvoirs publics.

Autre mesure, celle qui consisterait à augmenter de 30 % les droits à construire sur l’ensemble du territoire. Outre son caractère brutal, contraire à toute politique raisonnable d’urbanisme et d’environnement, cette disposition serait un superbe effet d’aubaine pour les plus fortunés. Quant aux communes, sur leur territoire elles n’auraient aucune marge d’appréciation et ne pourraient qu’accepter ou refuser en bloc.

Enfin, M. Sarkozy qui oublie que les dotations aux collectivités territoriales sont la compensation de transferts de charges et de suppression de recettes, voudrait envisager leur modulation et faire supporter à ces collectivités le rééquilibrage des comptes de l’Etat. Le critère étant « la sagesse » de ces collectivités –appréciée par quelle autorité ?- que deviendrait leur autonomie ?

Aucun redressement durable ne sera possible sans l’effort, sans la justice et sans le dialogue, le courage, certes, mais dans l’engagement et dans le respect des Français. C’est la voie que propose François Bayrou.

Daniel GARRIGUE.

vendredi 27 janvier 2012

discours des Voeux pour 2012

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Permettez-moi d’abord de vous adresser tous mes vœux de bonheur, de santé, de réussite, et de regretter que les règles de financement des campagnes électorales m’imposent de vous recevoir avec une certaine sobriété. Permettez-moi aussi d’avoir une pensée particulière, pour tous ceux, responsables d’associations et bénévoles, qui, dans les circonstances difficiles que nous connaissons, consacrent une part importante de leur temps, et souvent aussi de leurs ressources, à aider à et à soutenir ceux qui sont les plus durement touchés.

Car les vœux, cette année, s’inscrivent, partout dans un climat d’incertitude et, même plus, de profonde inquiétude.

Nous sommes confrontés, de façon immédiate, à des défis considérables : les déficits, le chômage, la faiblesse de l’Europe et de ses dirigeants.

POUR LIRE L'INTEGRALITE DU DISCOURS CLIQUEZ ICI

mardi 24 janvier 2012

Pierre Lefranc

Pierre Lefranc est mort le 7 janvier dernier à Paris, à la veille de son 90ème anniversaire. Manifestant dès le 11 novembre 1940 sur les Champs Elysées, il fut l'un des membres fondateurs du réseau de résistance Liberté. Après la guerre il fit partie des instances dirigeantes du RPF et resta fidèle au Général de Gaulle pendant la « traversée du désert ». Il fut directeur de cabinet en 1958 à Matignon, puis conseiller technique à la Présidence de la République jusqu’en 1963, date à laquelle il devint préfet de l’Indre. En mai 1968, il contribua à organiser la grande manifestation du 30 mai. En 1971, il créa avec André Malraux l’Institut Charles de Gaulle. Homme désintéressé, toujours attentif aux positions de ce que l'on appelait les gaullistes de gauche ou les gaullistes sociaux, il ne se déterminait qu’à l’aune des intérêts de la France. Pour lui le Gaullisme, c'était aussi la capacité de dire non, de refuser les compromissions de toutes sortes, un courage politique et une exigence morale.

Maurice Chaudillon

Daniel Garrigue

jeudi 19 janvier 2012

Daniel Garrigue interroge le Ministre de l’Agriculture

Question écrite du Député Daniel GARRIGUE à M. Bruno LEMAIRE, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture sur la menace de modification, lors du comité de gestion des vins du 24 janvier prochain, de l’annexe XI du règlement 1234/2007 du Conseil de l’Union européenne portant sur le titre alcoométrique total maximum applicable aux vins « liquoreux ». En effet, cette modification aurait pour conséquence d’interdire, à partir de la récolte 2012, la production de vins AOP ayant un titre alcoométrique total supérieur à 15° s’ils sont enrichis.

Daniel Garrigue fait observer au ministre qu’à ce jour la dérogation prévue au paragraphe 7b de l’annexe XV bis du même règlement ne pose pas de limite à la capacité des Etats membres à fixer un titre alcoométrique volumique total (TAVT) pour leurs vins AOP enrichis suivant les différentes zones. C’est au demeurant cette interprétation qui a prévalu au niveau communautaire après la création du VQPRD il y a quarante ans.

Cette dérogation est d’autant plus nécessaire que les vins liquoreux sont issus de raisins récoltés tardivement et par triées successives, soumis, particulièrement sur la façade atlantique, à des aléas climatiques extrêmement importants. Les pratiques d’enrichissement qui réduisent, de ce fait, la prise de risques pour les viticulteurs sont elles-mêmes étroitement encadrées. Remettre en cause cette possibilité risquerait de profondément déstabiliser des vignobles qui par un travail de qualité particulièrement exigeant ont su affirmer leur image et maintenir leurs marchés.

Daniel Garrigue demande en conséquence à Monsieur le Ministre de l’Agriculture quelles initiatives il compte prendre pour faire prévaloir l’interprétation qui s’est imposée jusqu’à ce jour au sein de l’Union Européenne.

samedi 14 janvier 2012

TRIPLE A : LA SANCTION

La décision de l’agence de notation Standard and Poors déclassant la France en AA+ était malheureusement prévisible.

Elle sanctionne l’irresponsabilité d’une politique qui depuis 2007 a accumulé des déficits liés davantage à des choix de politique fiscale et budgétaire qu’à la crise. La dette publique de notre pays se sera accrue de plus de 500 milliards d’€ en 5 ans. Rappelons qu’en 2006 le déficit avait été ramené à 35,7 milliards d’€, ce qui correspondait à l’annuité de remboursement de la dette. Cela ne suffisait pas à la réduire, mais elle était au moins stabilisée. Il aurait fallu aller plus loin, mais c’est l’inverse qui a été fait à partir de 2007.

Cette décision risque, dans les prochains mois, d’aggraver encore notre situation, en raison de l’effet des hausses de taux d’intérêt sur une charge de la dette qui s’élève elle-même à près de 50 milliards d’€.

Il est urgent de changer de politique. Les efforts nécessaires - qui doivent passer à la fois par des prélèvements et par des économies– exigent pour contreparties la justice, particulièrement fiscale, et la transparence.

La solidarité entre Européens devient chaque jour plus indispensable, entre des Etats qui sont confrontés à l’exigence de maîtrise de leurs finances et une Union européenne qui est la seule en mesure, parce quelle n’a pas de dette, d’engager par des programmes d’infrastructures et d’innovation, un soutien à l’activité et à la croissance.

Au-delà, il est indispensable de bâtir les régulations et les disciplines communes, que le G20 n’a fait qu’esquisser jusqu’à ce jour, et qui nous permettraient de réagir avant de devenir la proie des spéculateurs.

Nous serons d’autant plus crédibles pour peser dans ce sens que nous saurons engager en France les réformes nécessaires –ce qui n’a pas été fait depuis cinq ans.

Daniel Garrigue,

Rapporteur spécial de la Commission des Finances sur les engagements financiers de l’Etat, de 2002 à 2007.

vendredi 13 janvier 2012

Lettres de l'ALBA : l'enjeu du Bac Pro Chaudronnerie.

  • 5 janvier 2012 : Lettre du Recteur de l'Académie de Bordeaux au Député Daniel Garrigue (cliquez ici).
  • 11 janvier 2012 : Lettre du Député au Recteur de l'Académie de Bordeaux (cliquez ici).

mardi 10 janvier 2012

CEREMONIE DES VOEUX 2012

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, présentera ses vœux

le jeudi 26 janvier 2012 à 19 heures,

salle Anatole France à Bergerac

LE PLANNING DES PERMANENCES PARLEMENTAIRES DE DANIEL GARRIGUE POUR LE 1er SEMESTRE 2012

Vous pouvez consulter et télécharger le planning en cliquant ICI

lundi 09 janvier 2012

DANIEL GARRIGUE

participera à l’émission

"La Grande Mêlée"

en direct sur Radio Bleu Périgord

Vendredi 13 janvier 2012 à 18 H 15.

Posté par Daniel GARRIGUE à 6:16 PM
Edité: lundi 09 janvier 2012 6:23 PM
Categories: Actualités, Bergerac et bergeracois, France, Le saviez-vous ?

lundi 28 novembre 2011

François BAYROU à BERGERAC LE 1ER DECEMBRE

François BAYROU a déclaré le 22 novembre qu’il serait candidat à la Présidence de la République. Il consacrera sa journée du 1er décembre à la Dordogne.

Daniel GARRIGUE, député non inscrit de la Dordogne et Marc MATTERA, conseiller général MODEM d’Aquitaine, se réjouissent de cette visite et vous invitent à la réunion publique que tiendra François BAYROU, ce même jour, à 19 heures, salle René Coicaud.

samedi 26 novembre 2011

Enéa PLAZZI

La disparition d’Enéa Plazzi a profondément attristé l’ensemble des Bergeracois.

Fier de ses origines italiennes, Enéa Plazzi avait été vice-consul d’Italie à Bergerac. C’est à lui que nous devions le jumelage avec Faenza, ville d’Emilie-Romagne, dont il était originaire.

Pendant plusieurs décennies, il fut un chef d’entreprise qui comptait dans l’économie bergeracoise. Par la suite, c’est lui qui créa, avec son ami Jacques Lagabrielle, le comité pour le désenclavement du Bergeracois qui fut particulièrement actif et efficace de la bataille de l’autoroute -1988-1991-jusqu’aux années 2000.

Ancien joueur de rugby, il fut pendant plusieurs années, président du l’USB.

Auprès de son épouse, Claude, il fut pendant soixante ans, un appui permanent de la Revue Bergeracoise.

Nous n’oublierons ni sa haute silhouette, ni sa cordialité et sa générosité, ni son franc parler. Analysant sans concession les réalités locales, il défendait ses idées avec conviction et y apportait cette part de passion qui entraînait les autres.

A son épouse, Claude, à ses enfants et à toute sa famille, nous voulons dire combien nous sommes peinés par sa disparition et combien le souvenir d’Enéa restera présent chez chacun de nous.

mercredi 26 octobre 2011

Vendredi 21 octobre Daniel Garrigue reçoit l'Amicale des Retraités du Crédit Agricole Charente-Périgord à l'Assemblée Nationale.

 

Posté par Daniel GARRIGUE à 5:36 PM
Edité: mercredi 26 octobre 2011 5:55 PM
Categories: Activités et travaux parlementaires, Actualités, Bergerac et bergeracois, France